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Programme
Sous
le haut patronage de l'académie de Paris
80eme anniversaire de l' Afim
vendredi 7 juin au lycée JACQUARD, 27 rue Pailleron - Paris
19è ( métro Jaurès )
Programme
9 heures: Accueil au Lycée par Monsieur le Proviseur
Ouverture de la session 2013 du Trophée Frontinus
Présentation des sujets
12 heures: Remise des prix aux lauréats par Monsieur
le Délégué Académique
à l'enseignement technique et le Président de l'Afim
13 heures: Déjeuner au lycée pour tous les
participants
14 heures 30: Assemblée générale
de l'Afim
Visite de la cité des sciences de la Villette pour les lauréats
du Trophée Frontinus
et les accompagnants Afim
20 heures Dîner de clôture Afim , à la Bastille
********************
Crée en 1933, à l'initiative de Mr Alix Bertrand
L' Afim su se mettre au service des préoccupations de la maintenance
des mondes industriels et tertiaires grâce à ses hommes
d'expérience, son guide, son site internet,plus de 1000 adhérents
organisée en 23 délégations régionales,
Afim : un interlocuteur privilégié auprès des
instances patronales, des organismes
de sécurité et de l'éducation nationale de ce
pays.
Que son uvre se poursuivre
Mot
du président de l'Afim
Le
défi de nos 80 ans:
Susciter des vocations pour alimenter la filière de formation en
maintenance
Si
" Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ",
Patrimoine sans maintenance n'est que ruine en devenir. Quand plus de
42 milliards d'Euro par an sont dédiés au maintien en état
des patrimoines industriels, tertiaires et immobiliers, quand plus de
450 000 emplois sont concernés, l'existence et le développement
de la formation à la maintenance doivent être gravés
dans les tables de la formation initiale. Cependant, la tentation de ne
pas le faire est forte.
A quoi bon réparer ? Certains rêvent de machines qu'on jette
à la première panne. D'autres à la limitation calculée
de leur durée de vie. Et pourquoi pas nos véhicules, nos
logements jetables après nos téléphones portables
! D'autres encore nous préparent des équipements dont nous
ne serons jamais propriétaires, seulement des locataires obligés.
L'économie des dépenses de maintenance qui représentent
sur la durée de vie des patrimoines autant que leur valeur d'acquisition
serait convertie en marché de renouvellement au profit de ceux
qui les fabriquent. C'est le rêve de tout industriel que de rendre
ses clients addictifs. Dans ce modèle, aucun marché ne s'essouffle,
seules les ressources non renouvelables disparaissent définitivement
! Nous pourrions ainsi fermer les sections d'enseignement technologique
et les remplacer par l'enseignement du marchandisage. Ce modèle
est bon pour le commerce, mais pas pour les utilisateurs !
Des économistes, des juristes, des financiers, des journalistes,
des marchandiseurs, des politiques, etc. affirment que la formation technologique
avec des machines est une gabegie. Et si nous les écoutions ? Selon
eux, la connaissance technologique peut s'acquérir sans machines,
on peut tourner sans tour, on pourrait même apprendre à faire
du vélo sans bicyclette
Mais sont-ils prêts à
assumer les conséquences de leurs assertions et de la dématérialisation
des formations? Les métiers technologiques de maintenance qui exigent
des têtes bien faites et des mains habiles seraient de peu d'utilité,
manqueraient d'attractivité, ne s'adresseraient qu'aux moins doués
et coûteraient cher à enseigner. Il est donc légitime
de s'interroger sur leur maintien. Mais il suffit d'une seule journée
sans remédier aux pannes pour paralyser un pays !
Quelle que soit la provenance des technologies que nous utilisons, leurs
performances dépendent de la maîtrise de leur maintenance.
Sans ouvriers, sans techniciens, sans ingénieurs et sans formations
technologiques de qualité, pas de maintenance, pas de maintien
en état durable, pas de remise en état et pas d'innovation...
La filière d'enseignement à la maintenance, depuis la formation
des ouvriers qui représentent 80% des effectifs jusqu'aux ingénieurs
est donc essentielle à l'économie, comme celles de la littérature,
des mathématiques et des sciences, du droit et de la médecine.
Nos amis allemands ont compris que la formation professionnelle des jeunes
est la base de la prospérité d'une nation !
Il y a ceux qui prônent la suppression de l'enseignement de l'ajustage,
de l'usinage, du soudage, du câblage, du formage, du mesurage, du
dessin, etc. Ils croient ceux qui répètent à l'envie
que la désindustrialisation est fatale et qu'en conséquence
il n'est plus nécessaire de connaitre les technologies pour les
employer efficacement. Mais où sont donc ces usines où sans
connaître les technologies, sans savoir comment les équipements
fonctionnent et sans personnel, il serait possible de produire efficacement
et de maintenir les installations en bon état de marche ? Quant
aux sauts technologiques, ils découlent en grande partie de l'analyse
des procédés existants, de la connaissance intime des matériaux,
de la recherche appliquée et de la liberté de remettre en
cause les conservatismes. Affirmer que le modèle économique
précède le modèle technologique est à méditer.
Il faut promouvoir l'enseignement technologique parce qu'il est l'essence
du maintien en état des patrimoines. C'est grâce à
la technologie, aux ouvriers et aux techniciens que les ingénieurs
peuvent matérialiser leurs innovations. Si le métro automatique
transporte les passagers sans conducteur, sa maintenance exige des ouvriers,
des techniciens et des ingénieurs parfaitement au fait des technologies
et de leurs modes de remise en état. Sans une filière de
formation depuis le collège, dédiée aux métiers
de la maintenance, fondée sur l'utilisation des machines et des
procédés, le résultat est connu, on ne forme que
des encadrants.
La formation technologique est l'avenir des patrimoines et le défi
de nos 80 ans !
Claude
Pichot
PS :
Si vous trouvez que la maintenance coûte cher, essayez les pannes.
Bulletin
d'inscription avant le 15 mai
au lycée Jacquard-Bergson, 27 rue Pailleron - Paris 19è
( métro Jaurès )
LAfim
compte sur votre participation active
Toutefois,
si vous ne pouvez participer à cette assemblée, donnez
pouvoir à un(e) collègue ou un(e) administrateur(trice)
qui y assistera ou à défaut au président Claude Pichot
:
faîtes parvenir un courriel à therese.loiseau@afim.asso.fr
précisant vos nom, prénom et n° d'adhérent et
désignant la personne choisie par ses nom et prénom,
ou imprimez, renseignez et retournez
le pouvoir
joint par fax ou courrier à lAfim, avant le 30 mai 2013.
Seuls
les adhérents à jour de leur cotisation à
la date de l'AG peuvent donner ou recevoir un pouvoir.
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