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Chaudronnier
(Juin 2009)
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[ Liste des métiers
]
Autres
appellations : tôlier, chaudronnier soudeur, chaudronnier
tôles fines, chaudronnier tuyauteur, métallier, plieur,
redresseur, rouleur, serrurier, traceur en chaudronnerie
Chaudronnier
de maintenance, vous interviendrez sur chantier et en atelier sur des
pièces usées, déformées ou cassées
suite à un incident de production (rupture, défaut de
lubrification, montée en température, surpression...).
La maintenance est un métier manuel dans lequel vous utiliserez
de nombreux outils pour mesurer, tracer, découper, former, assembler,
souder des tôles, des tubes et des profilés. Vous utiliserez
également des machines-outils pour réparer des pièces
ou en fabriquer de nouvelles (cisailleuse, plieuse, rouleuse, cintreuse
).
Ce métier vous amènera au contact de l'énergie
et des produits fabriqués ou transportés : reconnaître
le risque et vous en protéger feront partie de votre métier.
Vos
missions consisteront à :
1.
Prendre connaissance
prendre connaissance des spécifications des pièces
à réparer en étudiant les dossiers de construction
et de maintenance : contraintes auxquelles elles sont soumises (efforts,
usure, température, pression
), métaux qui les constituent,
soudures et assemblages mis en uvre, réglementation les
concernant (clapet de surpression, réservoir de gaz
)
prendre connaissance des consignes d'hygiène et de sécurité
propres à l'intervention : s'assurer de la consignation de l'installation
(électricité, air comprimé, produit chimique transporté
),
utiliser les équipements de protection prévus (casque,
chaussures de sécurité, gants, lunettes, casque antibruit,
protection respiratoire
) en fonction des opérations réalisées
(déplacement de charges, découpe, soudage
) et des
matériaux et produits mis en uvre (métaux, produits
chimiques, gaz
)
2.
Contrôler et diagnostiquer
contrôler visuellement et à l'aide de techniques
telles que le ressuage l'état de santé des différentes
pièces, estimer leur degré d'usure, de déformation
définir les opérations à réaliser
: démontage ou découpe, remplacement simple, reformage,
réparation ou fabrication d'une nouvelle pièce, remontage
et/ou soudure spécifique en fonction des métaux utilisés
3.
Remettre en état / fabriquer
démonter, découper ou dessouder les pièces
à réparer ou remplacer
utiliser des moyens de manutention lourds dans le cas de déplacement
de charges importantes (palan, chariot élévateur, pont
roulant...)
réparer des pièces en atelier : rendre sa forme
initiale à une tôle ou un profilé déformés
en veillant à conserver leurs propriétés de résistance
mécanique (formage, découpe, usinage
)
fabriquer certaines pièces lorsqu'il n'est plus possible
de les réparer et de se les procurer auprès d'un constructeur
: il s'agit généralement de réparations importantes,
pour lesquelles il n'est pas prévu de pièces de rechange
standard. Le chaudronnier commence alors par dessiner la pièce
à réaliser, reporte en grandeur nature les indications
du dessin sur la tôle, le tube ou le profilé (traçage),
découpe, met en forme les pièces par pliage, cintrage,
étirage ou emboutissage en fonction de la forme recherchée
et du métal utilisé
assembler et remonter l'ensemble selon les plans, vérifier
l'assemblage et les tolérances, puis souder si nécessaire
4.
Vérifier et rendre compte
tester certaines pièces avant leur remontage, par exemple
sur des appareils à pression (tests hydrauliques) ou de levage
(tests de rupture des maillons de chaîne) en se référant
à la réglementation
s'assurer que la pièce réparée ou fabriquée
remplit sa fonction dans l'ensemble mécanique auquel elle appartient,
notamment au travers de tests de fonctionnement destinés à
vérifier sa tenue aux contraintes de la machine en marche normale
(efforts, déformations, vibrations
)
remplir et signer des fiches techniques d'intervention qui permettront
de constituer le dossier de maintenance de la machine et de retrouver
l'ensemble des interventions effectuées
renseigner la GMAO (Gestion de la maintenance assistée
par ordinateur) le cas échéant
Chaudronnier,
vous interviendrez :
en atelier pour la petite et moyenne chaudronnerie (installations
de ventilation et de chauffage, cuves, chaudières, carrosserie
automobile, cellules d'avion, wagons de chemin de fer...)
sur le chantier, pour le montage après fabrication de
grosse chaudronnerie (récipients de stockage et réservoirs
des industries chimique et pétrolière, conduites et appareils
de centrales hydrauliques et nucléaires...)
Dans
les entreprises importantes :
votre travail consistera en grande partie en assemblage et montage,
les autres tâches étant confiées à des ouvriers
spécialisés : cisailleur, poinçonneur, perceur,
soudeur
vous pourrez intervenir sur un ensemble important avec d'autres
chaudronniers, vous pourrez alors tenir un rôle de responsabilité
et d'assistance technique
Les
activités de chaudronnerie requièrent en particulier les
qualités suivantes :
de l'habileté manuelle
une aptitude au calcul et à la géométrie
une bonne perception des formes et des volumes dans l'espace
la capacité à organiser un poste de travail
de l'autonomie dans le travail
travailler aussi bien en atelier que sur site, généralement
debout, souvent dans le bruit (usine en fonctionnement, utilisation de
machines-outils et d'outils de frappe)
parfois travailler en roulement (2x8, 3x8)
Vous travaillerez essentiellement sur des installations de production,
en usine, directement chez le fabricant ou chez un prestataire de service
Vos employeurs sont constitués à 60 % par l'industrie
mécanique, la construction navale, l'aéronautique et l'armement
Les
formations préparant au métier de chaudronnier vous permettront
d'acquérir des connaissances :
1.
fondamentales : en matériaux (résistance, vieillissement),
métallurgie (traitements de surface, modification des métaux
lors du soudage), mécanique (assemblage), dessin industriel (projections,
report de mesures, trigonométrie)
2.
appliquées au métier :
compétences techniques : assemblage, boulonnage, cintrage,
cisaillage, collage, formage, planage, pliage, rivetage, roulage, soudage,
traçage
connaissance d'outils : lunettes de géomètres,
traçage, règles, machines à mesurer
connaissance de machines (cintreuse, cisaille, plieuse, rouleuse
)
et de l'informatique appliquée à la commande numérique
connaître les risques liés aux opérations
réalisées et savoir s'en protéger
Les
principales formations sont :
CAP Construction d'ensembles chaudronnés,
éventuellement Serrurier métallier
BEP Réalisation d'ouvrages chaudronnés et
de structures métalliques (ROCSM)
Bac Pro Réalisation d'ouvrages chaudronnés
et de structures métalliques (ROCSM)
Les
BTS Réalisation d'ouvrages chaudronnés
(ROC) ou Constructions métalliques vous permettront d'évoluer
vers des missions de chef d'équipe ou de technicien en bureau
d'études. Des formations complémentaires pourrons vous
être dispensées en entreprise afin d'obtenir des qualifications
spécifiques, notamment dans les techniques de soudage.
débutant : de 1 200 à 1 500 €
chef d'équipe : de 1 700 à 2 000 €
Après
quelques années de métier, vous pourrez :
évoluer vers les postes de chef d'équipe ou d'atelier
vous spécialiser dans certains matériels ou technologies
(alliages d'aluminium ou de magnésium, soudage de réservoirs
d'appareils à pression
)
vous diriger vers le métier de traceur
vous recycler dans d'autres métiers du travail des métaux
: tuyauteur, soudeur,
ajusteur mécanicien, charpentier/monteur en structures métalliques,
tôlerie automobile/poids lourds
moyenne d'âge : près de 44 ans
les moins de 25 ans représentent moins de 1 %, les moins
de 35 ans 10%, les plus de 50 ans près de 30 %
les chaudronniers représentent 7 % de la population des
agents de maintenance
Compte
tenu de la pyramide des âges du métier, des embauches afin
d'assurer le renouvellement de la profession sont inévitables à
très court terme. Les chaudronniers sont actuellement recherchés
sur le marché de l'emploi
SNCT (Syndicat national
de la chaudronnerie, de la tôlerie et de la tuyauterie industrielle)
: 01 47 17 62 66
Afim
:
01 56 56 29 29
| Didier,
chaudronnier chez Cnim Division Babcock... |
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Pour
Didier, chaudronnier en poste à Cnim Division Babcock
depuis moins d'un an, son activité est "variée
et permet de nombreuses rencontres". En effet, bien
que nouveau dans le métier, Didier à déjà
eu l'occasion de travailler sur de multiples installations
: chaudières des tours de La Défense, réacteurs
du CEA de Saclay, ateliers de Peugeot, site pétrolier
de Nangis
C'est grâce à une formation organisée
par le CR2M que cet ancien chauffeur poids lourds a appris
son nouveau métier à 35 ans. Il a commencé
par travailler en double avec son maître d'apprentissage
les six premiers mois, afin d'apprendre les "trucs"
du métier. Depuis, il a pris sa pleine place au sein
des équipes formées pour chaque chantier. C'est
à chaque fois l'occasion de rencontrer des collègues
d'autres régions, d'autres métiers (soudeurs,
tuyauteurs, chauffagistes
). "Le métier
est physique, on se bat avec la tôle, mais il n'est
pas répétitif". A chaque mission,
il faut faire face à de nouvelles contraintes : retoucher
sur place une pièce qui n'est pas totalement conforme
à la commande, savoir fabriquer un plan de travail
quand il n'est pas possible de retourner en atelier
Didier est conscient qu'il lui reste beaucoup à apprendre,
c'est même pour lui une motivation supplémentaire.
S'il poursuit sa lancée, qu'il continue à poser
des questions, à bien comprendre chaque partie d'un
chantier, il se voit bien chef de chantier d'ici deux ans
: plus de responsabilité, mais aussi et surtout un
salaire plus important. Mais il a déjà compris
quelques règles incontournables : "être
précis et rigoureux à chaque étape, il
ne s'agit pas de gagner quelques minutes en allant trop vite
au départ : si la pièce n'est pas aux bonnes
cotes, elle ne se pliera pas, tout est à refaire".
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