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Principales vérifications
réglementaires concernant la sécurité
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I - Vérifications initiales et périodiques
: deux notions différentes mais complémentaires ]
[ II - Nature des principaux types de vérifications
techniques ]
[ III - Documents formalisant les vérifications
techniques ]
[ IV - Bibliographie ]
Appareils
et accessoires de levage
Appareil
de bronzage mis a la disposition du public
Ascenseurs
et monte-charges
Atmosphère
de travail
Bruit
BTP
Chantiers
navals
Chimie
(Risque chimique)
Cuves
Echelles
Eclairage
Electricité
Entreprises
extérieures
Equipements
de protection individuelle
Equipements
sous pression
Explosifs
Film
(Exploitation ou production)
Foudre
(Protection contre la foudre)
Fours
à combustible liquide ou gazeux |
Fruits
et légumes (Maturation)
Hyperbare
(Milieu hyperbare)
Incendie
Fluides
frigorigènes
Installations
thermiques
Légionelles
Machines
Matière
grasses (Extraction de par un solvant inflammable)
Navires
contenant ou ayant contenu des liquides inflammables ou gaz combustibles
liquéfiés
Portes
et portails
Radon
Rayonnements
ionisants
Signalisation
Silos
Stockage
Téléphériques
Transport
routier |
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Tableau des vérifications techniques les plus usuelles
- Réservé aux adhérents
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| Les
contrôles et interventions périodiques ne dispensent
pas le chef d'établissement de la surveillance de l'entretien
et du nettoyage de l'installation, ainsi que du remplacement des
éléments défectueux chaque fois qu'il est nécessaire. |
Selon leurs configurations et l'usage
qu'il en est fait, les installations et les équipements peuvent
faire l'objet de diverses réglementations et être soumis
à plusieurs vérifications dont les objectifs seront différents
:
protection des travailleurs,
protection du public,
protection de l'environnement,
protection des biens.
Outre la pluralité des objectifs,
l'usage de terminologies non homogènes et les différences
de sensibilités culturelles inhérentes à la spécificité
des métiers ou des techniques font que les notions liées
aux vérifications réglementaires ne sont pas toujours
des éléments faciles à appréhender, notamment
pour les non-initiés.
A partir d'extraits du document de l'Institut
national de recherche et de sécurité référencé
ED 828 Principales vérifications périodiques,
l'Afim propose ci-après quelques explications et un répertoire
des principales vérifications réglementaires concernant
la sécurité, la santé des travailleurs, du public
et la protection de l'environnement . Le document de l'INRS, publié
en 2006, a fait l'objet de certaines modifications liées à
des évolutions réglementaires portées à notre
connaissance depuis sa date de parution.
Les pages qui suivent ne se prétendent pas exhaustives et peuvent
être soumises à modifications. Elles contribuent à
rappeler, sous une forme synthétique, les dispositions à
prendre en application des différents textes réglementaires,
normatifs ou de recommandations, qui fixent la nature et la périodicité
des vérifications techniques obligatoires ou recommandées
concernant les installations industrielles et commerciales (équipements,
matériels, machines, appareils, véhicules), les ambiances
physiques et chimiques (bruit, rayonnements ionisants, gaz ou vapeurs,
poussières).
L'article L4321-1 du
Code du Travail dispose que les équipements de travail et les
moyens de protection mis en service ou utilisés dans les établissements
doivent être conçus, équipés,
installés, utilisés, réglés et maintenus
de manière à préserver la sécurité
et la santé des travailleurs.
La jurisprudence a renforcé la responsabilité du constructeur,
du vendeur, de l'installateur, du loueur et du cédant, lors de
la réalisation ou de la modification d'installation, ou lors
de la vente de la location ou le prêt d'équipements de
travail ou de moyens de protection. Mais elle ne dégage pas l'utilisateur
de toute responsabilité quant aux moyens qu'il met à la
disposition de ses employés ou autres.
La
remise d'un certificat de conformité et le marquage CE de la
part d'un constructeur ne sont pas à eux seuls des éléments
suffisants pour dédouaner l'utilisateur de toute responsabilité
en cas d'accident.
D'où l'importance d'être vigilant lors de la mise en service
d'installations et d'équipements nouveaux. C'est l'objectif des
vérifications initiales. Celles-ci doivent garantir
que les installations ou les équipements neufs, modifiés
ou réparés ont bien été conçus,
réalisés, installés, modifiés ou réparés
conformément aux règles qui leurs sont propres.
Certaines sont imposées par la réglementation, d'autres
sont à la libre initiative du chef d'établissement. Il
est important d'être rigoureux et ferme, afin que les éventuelles
non-conformités décelées et signalées grâce
à ces vérifications soient effectivement prises en compte.
Les nouvelles directives européennes, les réglementations
et les normes fixent les exigences de sécurité que doit
respecter tout concepteur et installateur. L'utilisateur devra ensuite
être le garant du maintien du niveau de sécurité
durant toute la phase d'exploitation de ces moyens.
C'est dans ces conditions qu'un chef d'entreprise est tenu de rechercher,
en temps utile, toute détérioration des installations,
des équipements ou des ambiances de travail susceptible de présenter
un risque et d'éliminer le plus rapidement possible toute défectuosité
susceptible d'affecter la sécurité et la santé
des travailleurs.
Les
vérifications et contrôles périodiques
ont pour objet de s'assurer du maintien en conformité
des équipements et installations, et d'intervenir en cas de défectuosité.
Dans ce document, l'appellation "vérification" est
un terme générique qui est précisé au cas
par cas : il peut s'agir en effet d'épreuve, d'examen, d'essai,
de contrôle visuel, de visite, d'inspection, de mesure ou d'entretien
préventif. C'est la réglementation qui indique précisément
le type d'opération qu'il convient d'effectuer.
Il est à noter que les termes "vérification",
"examen", et "contrôle" renvoient à
des opérations similaires. On peut néanmoins préciser
que la "vérification" ou la "vérification
de l'état de conservation" est une inspection du matériel
en vue de s'assurer de son bon état de marche. Cela implique
au besoin d'expérimenter le matériel afin d'évaluer
son état.
Le "contrôle" ou la "vérification de conformité"
est une estimation de la conformité d'un matériel ou d'une
situation à des exigences souvent d'ordre réglementaire.
Il est effectué le plus fréquemment par un organisme agréé
de contrôle technique ou par l'administration.
Le terme "visite" renvoie également à la notion
d'examen. Il est utilisé par la réglementation lorsqu'on
est en présence de cuves, de canalisations, de réservoirs,
récipients creux ou d'appareils présentant une cavité.
La notion d'"entretien" renvoie à des opérations
de nettoyage ou de réparations courantes sur l'appareil.
Le terme "requalification" est utilisé de nos jours,
notamment dans le domaine des appareils à pression. L'ancienne
terminologie utilisait le terme d'"épreuve". Elle consiste
à soumettre l'appareil à une pression hydraulique appropriée,
supérieure à la pression maximale en service. Cette pression
est maintenue pendant tout le temps nécessaire à l'examen
complet de l'appareil et, en particulier, de ses parois. L'appareil
sera réputé avoir subi la requalification avec succès
s'il a supporté la pression d'épreuve sans fuite ni déformation
permanente.
Il convient en outre de rappeler que
les vérifications techniques doivent s'insérer dans une
action plus complète visant à assurer la sécurité
d'exploitation des installations pour le personnel qui aura à
les utiliser, les régler, les nettoyer ou les entretenir.
En effet :
- la vérification initiale réglementaire
ne constitue qu'une partie de l'opération de réception
d'une installation. Cette réception doit en plus permettre de
s'assurer que le cahier des spécifications, établi à
la commande en tenant compte des conditions d'exploitation et de sécurité
propres à l'entreprise, est bien respecté ;
- la vérification périodique n'est qu'un
constat qui doit obligatoirement être complété par
la remise en état en cas d'anomalies constatées et d'une
façon générale par une action de maintenance permanente
qui concerne toutes les installations.
II.a - Vérification initiale
Selon les réglementations, différentes terminologies peuvent
être utilisées, à titre d'exemple :
- "Vérification CONSUEL" : terme utilisé
dans le cadre de la vérification des installations électriques
(décret 14 décembre 1972 modifié par le décret
du 6 mars 2001) lors de leur mise sous tention. Dans le cadre des établissements
soumis au Code du Travail, ou recevant du public, elle doit être
effectuée par un organisme agrée.
- "Vérification initiale" : terme utilisé
dans le cadre des vérifications des installations électriques
(décret du 14 novembre 1988) lors de leur mise en service ou
lors de modifications importantes. Elle doit être effectuée
par un organisme agréé. Le décret du 14 novembre
1988 est en cours de refonte, il sera remplacé au 1er juillet
2011 par plusieurs textes réglementaires dont le Décret
n°2010-1016 du 30 août 2010 codifié dans le Code du
Travail aux articles R4226-1 à R4226-21.
- "Contrôle préalable à la mise en service"
: vérification imposée par l'arrêté du 15
mars 2000 modifié par l'arrêté du 30 mars 2005 pour
certains équipements sous pression (récipients à
couvercles amovibles et générateurs soumis à déclaration)
- "Requalification périodique" : plus
large que l'ancienne réépreuve, elle consiste pour les
appareils à pression soumis, à une inspection extérieure,
intérieure, au contrôle des accessoires de sécurité,
et à une réépreuve hydraulique (sauf exceptions).
Elle implique une mise à nu des équipements. Elle donne
lieu à l'établissement d'un PV de requalification et au
poinçonnage de l'appareil.
- "Vérification lors de la mise ou remise en service
d'un appareil de levage" : dispositions requises au travers
de l'arrêté du du 1 mars 2004. Les appareils de levage
et, le cas échéant, leurs supports doivent faire l'objet
d'une vérification générale, d'épreuves
statiques et éventuellement dynamiques et d'essais de fonctionnement,
dans le cas où le responsable de la mise sur le marché
ne s'est pas assuré de l'aptitude à l'emploi dans leurs
configurations.
- "Examen de montage et d'installation d'un appareil de
levage" : dispositions requises au travers de l'arrêté
du 1er mars 2004 pour s'assurer que celui-ci a bien été
monté et installé selon les conditions prévues
par le fabricant dans sa notice d'instructions.
- "Examen d'adéquation d'un appareil de levage" :
dispositions requises au travers de l'arrêté du 1er mars
2004 ; il consiste à vérifier qu'il est approprié
aux travaux à effectuer et aux risques auxquels les travailleurs
sont exposés, et qu'il peut être utilisé et accomplir
les fonctions prévues en toute sécurité. Cet examen
permet également de s'assurer qu'il est peut être utilisé
conformément à la notice d'instructions établie
par le constructeur.
- "VRAT" et "VRE" terminologies
récentes mises en uvre dans le cadre de la réglementation
ERP recevant du public :
- VRAT = vérification réglementaire
après travaux,
- VRE = vérification réglementaire en
exploitation.
II.b - Essais fonctionnels
Ces essais ont pour but de s'assurer que l'installation fonctionne
normalement et que les dispositifs de sécurité remplissent
bien leur fonction. En général, ces essais doivent avoir
lieu chaque jour (ou à chaque démarrage pour les installations
fonctionnant en continu). Il est souhaitable que l'opérateur
effectue lui-même ces essais, car c'est lui qui est directement
exposé aux risques et c'est un moyen de prendre conscience
de l'intérêt de maintenir en bon état les dispositifs
de sécurité. Dans ce cas, la formation à la réalisation
de ces essais doit être incluse dans la formation au poste de
travail de cet opérateur.
II.c - Vérifications périodiques
Les vérifications techniques périodiques ont pour objet
d'apprécier l'état des éléments de l'installation
et des dispositifs de sécurité dont la détérioration
pourrait entraîner un danger afin de déterminer :
- si une réparation ou un échange est nécessaire
dans les meilleurs délais ;
- ou si ces dispositifs de sécurité peuvent remplir
correctement leur fonction jusqu'à la prochaine vérification.
Ces vérifications régulières ne consistent pas
seulement en un contrôle du bon fonctionnement global d'une
installation mais en un examen attentif des éléments
de celle-ci et de ses dispositifs de sécurité. Elles
doivent être déclenchées par le chef d'établissement
en respectant un échéancier. Dans certains cas, l'inspecteur
du travail peut prescrire à l'utilisateur de faire réaliser,
par un organisme agréé, la vérification technique
d'une installation particulière.
Les vérifications techniques doivent être effectuées
par un technicien possédant une connaissance approfondie de
la prévention des risques liés à l'installation,
connaissant bien le matériel, les techniques de construction
et disposant des appareils de contrôle adéquats. Ce technicien
connaîtra en outre les textes réglementaires, les recommandations
et les normes applicables à cette installation.
La réalisation des vérifications par l'utilisateur habituel
du matériel est à déconseiller, car il peut s'être
adapté à un fonctionnement dégradé. Ce
vérificateur appartiendra à l'établissement ou,
de préférence, à une entreprise spécialisée
exerçant régulièrement cette activité.
Les textes réglementaires ne précisent pas systématiquement
quelle est la personne qui doit effectuer les vérifications.
En l'absence de désignation par les textes, la vérification
sera faite par une personne compétente et qualifiée.
La circulaire DRT n°93-22 du 22 septembre 1993 précise,
à cet effet, que les vérifications doivent être
effectuées, dans les conditions et délais prévus,
par des personnes ayant la compétence requise, ce qui implique,
outre la qualification, l'expérience du métier de vérificateur
et, en particulier, une pratique habituelle de celui-ci. Dans les
cas où la vérification est demandée par l'inspecteur
du travail, celle-ci devra être faite par une entreprise ou
un organisme agréé par le ministère du Travail.
Dans certains cas particuliers, le vérificateur appartiendra
à l'administration. Il convient d'insister en dernier lieu
sur le fait que les textes réglementaires ne fixent que des
obligations minimales en ce qui concerne la périodicité
des vérifications. Lorsque les conditions de stockage ou d'utilisation
de l'équipement ou de l'installation seront susceptibles d'être
à l'origine de contraintes particulièrement néfastes
à la sécurité, il conviendra de réduire
l'intervalle entre les vérifications périodiques.
Certaines tâches confiées
aux services maintenance interne ou externe et aux organismes de contrôle
sont très proches l'une de l'autre, notamment dans le cadre
de la surveillance du maintien en état des installations ou
des équipements. Ces notions de surveillance
et de vérification peuvent apparaître
comme redondantes et être assumées par une seule partie.
En fait, dans l'esprit du législateur, une surveillance doit
être assurée soit par un service de maintenance interne
ou externe, ou par une personne compétente désignée
par le chef d'établissement afin de préserver le niveau
de sécurité des installations ou des équipements.
Dans le cadre des vérifications ou contrôles périodiques
définis au travers des textes réglementaires, l'optique
recherché par le législateur est plus une notion de
tierce partie dégagée de toute pression
interne et s'assurant du maintien en état des installations
ou des équipements. Selon les réglementations ces notions
sont plus au moins clarifiées ou perceptibles. La notion de
vérification périodique confiée à un organisme
de contrôle ne peut en aucun cas se substituer à une
notion de surveillance régulière dont les fréquences
seront plus ou moins rapprochées selon la nature des risques.
Il est de la responsabilité du chef d'établissement
de choisir la personne ou l'entité à laquelle il confiera
les vérifications périodiques obligatoires dans son
établissement.
Nota
- Cas des équipements ne faisant pas l'objet d'arrêté
spécifique
Tous les équipements de travail (machines, appareils, outils,
engins, matériels et installations) qui n'ont pas fait l'objet
d'arrêtés spécifiques sont soumis aux obligations
définies par l'article L4321-1 du Code du Travail, et en particulier
à celle relative au maintien en état. Le constat du
maintien en état nécessite de procéder à
des vérifications. Le chef d'établissement est, en conséquence,
amené à élaborer ses propres procédures
définissant la périodicité et la nature des vérifications
à effectuer.
A titre indicatif, l'Arrêté 5 mars 1993 modifié,
soumettant certains équipements de travail à l'obligation
de faire l'objet des vérifications générales
périodiques prévues à l'article R4721-11 du Code
du Travail, peut être utilisé en tant que guide pour
l'élaboration de ces procédures. D'une façon
générale, une périodicité annuelle paraît
souhaitable. Une fréquence plus élevée peut s'avérer
nécessaire pour prendre en compte des situations de travail
intensives ou des ambiances de travail agressives, telles que celles
de la sidérurgie, de la chimie ou des ambiances salines. Pour
un équipement utilisé occasionnellement, une vérification
est souhaitable avant chaque utilisation.
En pratique, il appartient au chef d'établissement de déterminer,
en l'absence de textes réglementaires précis, la périodicité
et le contenu des vérifications en fonction des recommandations
du constructeur et des conditions d'utilisation des installations
définies au travers des notices d'instructions. Les vérifications
porteront sur l'ensemble des éléments dont la détérioration
est susceptible de créer un danger, à savoir : l'état
physique du matériel, l'état fonctionnel des éléments
concourant au travail, les réglages et les jeux, l'état
des indicateurs.
II.d
- Vérification à la demande ou mise en demeure notifiée
par l'Administration
A la demande expresse de l'administration (Inspection du Travail
) des vérifications de conformité ou du maintien
en état de l'installation ou de l'équipement peuvent
être demandées à l'exploitant.
Dans ce cas, celle-ci devra être faite par une entreprise ou
un organisme reconnu par l'Administration.
Les
résultats des vérifications et contrôles sont inscrits
sur un registre spécial tenu sous la responsabilité du
chef d'établissement.
L'article L4711-1 du Code du Travail dispose que les attestations, consignes,
résultats et rapports relatifs aux vérifications et contrôles
mis à la charge des employeurs au titre de l'hygiène et
de la sécurité du travail sont datés et mentionnent
l'identité de la personne ou de l'organisme chargé(e)
du contrôle ou de la vérification et celle de la personne
qui a effectué la vérification.
Les registres et les rapports de vérification doivent être
tenus à la disposition des inspecteurs du travail, des agents
des services de prévention des Cram, du médecin du travail
et éventuellement des délégués du personnel.
Ils doivent être présentés également au CHSCT
dans le cadre de l'information qui lui est nécessaire. Le décret
n°86-525 du 13 mars 1986 définit les modalités de
communication de ces documents aux membres du CHSCT, aux délégués
du personnel et au médecin du travail. L'ensemble des documents
de contrôle doit être présenté au CHSCT lors
de la réunion suivant la réception desdits documents par
l'employeur. Par ailleurs, la présentation des documents de contrôle
ne doit pas s'entendre comme une simple information de leur existence,
mais bien comme une analyse détaillée, à partir
de laquelle peut s'instaurer un échange.
Les différentes personnes investies du droit à communication
peuvent l'exercer à tout moment. Les documents concernant la
vérification initiale (vérification initiale
des installations électriques, épreuve d'appareils de
levage, requalification d'appareils à pression etc.) doivent
être conservés pendant la durée de vie
de l'installation. Les registres et les rapports de vérifications
périodiques doivent être gardés
5 ans.
III.a
- Registres des contrôles techniques
Ces registres ne comprennent pas de mesures techniques mais la date
des vérifications, l'identité des vérificateurs
et la liste des installations vérifiées. Ils peuvent être
rassemblés en un seul, comprenant les divers chapitres de vérifications.
Ainsi, l'article L4711-1 du Code du Travail instaure-t-il la possibilité
pour les chefs d'entreprise de réunir les différents documents
relatifs aux contrôles et vérifications techniques en un
registre unique, lorsque cette mesure est de nature à faciliter
la conservation et la consultation de ces informations. Elle ne porte
que sur les documents relatifs aux contrôles, mais à la
charge du chef d'établissement au titre de l'hygiène et
de la sécurité. Ces registres peuvent être informatisés
sous réserve d'une dérogation de l'Inspection du travail.
III.b
- Rapports de vérification
Ces rapports de vérification doivent révéler d'une
part les points d'écart avec la réglementation et les normes
obligatoires, et d'autre part, les défauts et lacunes pouvant affecter
la sécurité d'utilisation des installations.
Les travaux réalisés pour la mise en conformité et
l'élimination des défauts doivent être justifiés
(factures ou annotations portées sur le rapport).
Dans le cas où les vérifications sont effectuées
par un technicien de l'établissement, les rapports peuvent être
des carnets d'entretien ou de suivi. Ceux-ci présentent l'avantage
de réunir sur un seul document tout l'historique d'une installation,
depuis les pannes jusqu'aux interventions d'entretien ou de vérification,
et de pouvoir apprécier, d'un seul coup d'il, la fiabilité
de l'installation et l'efficacité de la maintenance préventive.
INRS
: ED 828 2006 Principales vérifications périodiques
INRS : ED 6067 2010 Vérifications des machines et appareils
de levage, repères pour préventeurs et utilisateurs
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