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Le marché de la GMAO
Liste des progiciels ]
[ Forum de discussion GMAO, informatique ]

[ Référencement / mise à jour ]

[ I) Types et principales fonctions ]
[ II) Les tendances du marché ]
[ III) Le marché international ]
[ VI) Le marché français ]
Tableaux réservés aux adhérents
[ Comparatif par fonctions ]
[ Comparatif par prix ]
[ Comparatif par références ]
[ Comparatif par CA ]

Le Panorama de la GMAO est intégralement disponible
chaque année au sein du Guide national de la maintenance

I) Types et principales fonctions

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Les progrès technologiques récents concernent la communication et l'utilisation d'outils nomades. Ils introduisent une évolution significative des organisations liées à la maintenance : gestion, efficacité, communication avec les autres outils de gestion de l'entreprise comme les ERP... On notera aussi la mise en place d'indicateurs de plus en plus pertinents.

La GMAO fait partie du système d'information, de gestion et de pilotage de la fonction maintenance qui a pour mission de maintenir les installations et les bâtiments dans un état tel qu'ils puissent constamment répondre aux spécifications pour lesquelles ils ont été conçus, de manière efficace et économique. L'outil informatique de gestion est alors une aide pour tracer, archiver, analyser et prendre des décisions. Pour aboutir à la réussite du projet, l'implantation d'une GMAO nécessite au préalable une analyse fouillée des besoins, une définition précise des objectifs, une préparation soigneuse des acteurs et l'adhésion de tous. Une telle démarche doit se faire sous l'impulsion de la direction avec la participation du personnel de l'entreprise. Ces pré-requis permettent, d'une part d'effectuer un choix pertinent parmi les propositions du marché, d'autre part de réfléchir aux organisations les plus efficaces.

Les statistiques réalisées auprès des étudiants en stage dans le domaine de la maintenance sont éloquentes : 15 % des sujets s'intitulent Choix et mise en place d'un outil de GMAO dans notre entreprise. Après 6 mois de concertations et de discussions, quelquefois difficiles, entre les différents services, on constate généralement que la difficulté essentielle n'est pas technique mais consiste dans le changement de culture accompagnant la mise en place de l'outil, qui doit être validé par tous les services et responsables de l'entreprise : achats, méthodes, fabrication, maintenance, travaux neufs, comptabilité.... La majorité des conclusions de ces rapports de stage aboutit à un constat d'échec quand il n'y a aucune personne nommément désigné afin d'assurer la responsabilité du projet de GMAO. Et ce, même lorsqu'un cahier des charges a été clairement défini, le progiciel de GMAO acheté et installé. Il arrive aussi que le départ de l'étudiant signe l'arrêt de l'utilisation de l'outil alors que ce dernier semblait bien accepté et rendait des services jugés satisfaisants...

La décision d'investir dans un outil de GMAO remet en question les habitudes des différents services de l'entreprise qui utilisent, pour des raisons historiques, des systèmes de codages différents pour un même équipement en fonction de leur spécificité propre : achats, méthodes, travaux neufs, maintenance, conduite... L'évolution de l'offre GMAO et du marché va vers l'utilisation des technologies nomades, ce qui va entraîner une nouvelle remise en question des habitudes prises depuis la première installation.

Il est toujours difficile pour un décideur de faire un choix durable dans le temps et adapté à son entreprise. Nombre de sociétés ayant investi il y a dix ans pour un produit change aujourd'hui leurs stratégies pour adopter des progiciels qui, à terme, deviendront des standards de fait. Situation que certains considèrent comme regrettable en faisant le parallèle avec la bureautique conventionnelle.

Ce panorama des logiciels de GMAO a pour objectifs de guider le lecteur sur les précautions préliminaires à prendre depuis l'analyse du besoin jusqu'à la décision d'achat mais aussi de le guider dans un investissement dont l'entreprise doit profiter pleinement après quelques années d'exploitation.

Pour rester dans un cadre général, la GMAO peut donc être un outil d'aide à la décision permettant de :
Maîtriser les coûts des installations à maintenir
Assurer la pérennité du patrimoine
Optimiser les moyens techniques et humains de maintenance
Maîtriser la préparation des interventions, leur planification et leurs coûts
Optimiser la gestion du stock de pièces de rechange afin de diminuer la valeur de ce stock tout en maintenant une disponibilité satisfaisante des installations
Inventorier les installations techniques et les documenter
Fiabiliser les installations par l'analyse du retour d'expérience formalisé et capitalisé, par la décision et l'argumentation de plans d'actions

Comme les concepteurs de progiciels de GMAO le montrent régulièrement sur leur site Internet, avec des modules comportant des fonctions réduites téléchargeables gratuitement ou bien à l'aide de CD-Rom de démonstration, on constate des évolutions portant sur l'ergonomie de la consultation, sur leur capacité et leur puissance (vitesse de traitement, volume et compatibilité des bases de données), sur la variété de choix de présentation d'informations synthétiques à destination des décideurs, du camembert donnant les coûts annuels d'une installation donnée à l'outil décisionnel en option.

L'évolution de l'architecture informatique propose des solutions qui vont du monoposte au réseau Intranet en passant par le réseau client serveur et le cloud computing. Il est donc possible de trouver un produit couvrant pratiquement tous les types de besoins. Le service maintenance devant s'équiper n'a donc que l'embarras du choix mais devra souvent composer avec le service informatique et la politique informatique de son entreprise ou de son groupe. Toutefois, aujourd'hui les solutions s'appuyant sur le web avec une base centralisée, quelque fois chez l'éditeur, permettent de contourner les obstacles dus à l'informatique.

La première recommandation que le candidat à l'acquisition d'une GMAO doit avoir à l'esprit est que l'outil devra être utilisé sur le plan ergonomique comme un téléphone ou un tournevis sans nécessiter de compétences informatiques. Toutefois, le soutien négocié du service informatique est précieux pour les logiciels puissants, pour lesquels il est intéressant d'avoir des compétences en base de données. Le maître mot pour obtenir un progiciel de GMAO est de définir d'abord les besoins réels des utilisateurs en n'achetant que les fonctions utiles pour l'entreprise.

Cela passe obligatoirement par la rédaction d'un cahier des charges en utilisant les méthodes d'Analyse de la valeur et d'Analyse fonctionnelle afin de rédiger le cahier des charges fonctionnel. Celui-ci définit les besoins en termes de fonctions utiles et non en termes de fonctions déjà définies. A ce titre, une attention particulière devra être portée au cahier des charges lorsqu'on souhaite sous-traiter des opérations de maintenance qui impliquent, pour le sous-traitant, l'accès à certaines fonctions du progiciel.

Comme le soulignait L.D. Miles, fondateur de l'Analyse de la valeur après la 2e Guerre mondiale : Si je ne peux obtenir un produit, je dois obtenir les fonctions du produit. Ceci peut se résumer en transposant les phrases de G.J. Delafolie dans son ouvrage sur l'Analyse de la valeur : Quelles fonctions utiles pour la GMAO vais-je acheter ? Et non plus quel logiciel de GMAO vais-je acheter ?

Cette pratique, devenue courante dans les études de conception ou de re-conception de produits industriels ou de services, s'adapte parfaitement à la GMAO pour définir le cahier des charges. Sans ces précautions, de nombreux projets de GMAO sont relégués au fond des armoires car ils ne satisfaisaient pas les besoins des utilisateurs.

Les recommandations les plus importantes sont les suivantes :
Exprimer clairement ses objectifs : une GMAO, pour quoi faire ? pour qui ? pour quel résultat attendu ?
Exprimer le besoin en termes de fonctions strictement utiles et éliminer les fonctions inutiles.
Travailler en groupe multidisciplinaire pour réaliser de façon formelle une analyse des besoins et rédiger un cahier des charges fonctionnel faisant l'objet d'un consensus entre tous les utilisateurs potentiels.
Ne pas sous-estimer les moyens préliminaires à mettre en œuvre avant la décision finale.
Une erreur ou omission commise pendant la phase de rédaction du cahier des charges est pratiquement irrécupérable une fois l'achat du produit réalisé. Cela a pour effet de contribuer à des délais et coûts supplémentaires pour apporter des corrections ou pour définir des fonctions nouvelles au logiciel.
Demander aux fournisseurs présélectionnés de fournir des références de clients où ses applications de GMAO fonctionnent. Il ne faut pas hésiter à se déplacer sur des sites où fonctionnent ces logiciels pour connaître les jugements des clients exploitants.
Vérifier la pérennité des produits et les capacités du fournisseur à évoluer dans le temps : la version vendue est-elle la version 1.1 ou la version 9.1 ?
Vérifier la capacité des vendeurs à en assurer la maintenance et l'assistance.
Prévoir une période de formation de tous les personnels (des ouvriers au plus haut responsable technique de l'entreprise).
Vérifier l'adéquation entre l'organisation et le logiciel. Si l'organisation est suffisamment formalisée, le logiciel doit pouvoir s'adapter. Si, de plus, il existe déjà une GMAO, il faudra alors s'orienter vers un logiciel paramétrable. Enfin, si l'organisation n'est pas très formalisée, il est alors possible de jouer sur l'effet structurant du progiciel.
En effet le changement de culture que nécessite la GMAO conduit à des efforts s'inscrivant dans la durée et doit constituer un enjeu stratégique durable de l'entreprise. Les exigences pour la mise en place d'une GMAO sont de même nature que celles demandées pour l'implantation d'une nouvelle politique de maintenance telle que la TPM (Totale Productive Maintenance) ou la MBF (Maintenance basée sur la fiabilité).
Choisir de préférence un chef de projet indépendant des services de production et de maintenance qui pourra assurer la pérennité de l'application GMAO et sera le « champion » de la GMAO ou le leader pour reprendre la terminologie anglo-saxonne.
Un des points les plus difficiles à régler est de faire perdre les anciennes habitudes. En effet, il faut se heurter très souvent au scepticisme des utilisateurs qui ont souvent ce commentaire : Cela fait 10 ans que l'on fonctionne avec nos méthodes et l'on ne voit pas pour quelles raisons nous serions amenés à en changer.

Le retour d'expérience des entreprises ayant opté pour un progiciel de GMAO se caractérise par deux attitudes très distinctes :
Lorsque les petites entreprises (PME /PMI) ne disposent pas des capacités d'expertises ou des compétences nécessaires au sein de leur employés, les décideurs sont souvent amenés à faire un choix subjectif en fonction des arguments et des propositions qui leur sont faites par les vendeurs de progiciels de GMAO. Les risques alors deviennent importants : le produit ne peut répondre que partiellement aux besoins de l'entreprise. Il est peut être cher à exploiter et à maintenir. Les retards de production induits par des mauvais fonctionnements du logiciel peuvent conduire la société à voir son image de marque dégradée et à s'exposer à des pertes de parts de marché.
Quand l'entreprise dispose des moyens internes ou de sous-traitance pour élaborer le cahier des charges fonctionnel, ceci la met partiellement à l'abri de mauvais choix fonctionnels relatifs à ses besoins. L'avantage de cette méthode, gourmande en temps et en argent durant la phase de spécification, est de pouvoir disposer de réponses multiples suite à des appels d'offres basés sur le cahier des charges fonctionnel client. La décision d'achat définitif, faite souvent par un comité ad-hoc, permet de minimiser les risques ultérieurs grâce à une appréciation multidisciplinaire.

L'utilisation de logiciels de traitement de texte s'est banalisée dans tous les secteurs de l'activité économique malgré les réticences initiales devant la nouveauté d'un écran, d'un clavier et d'une souris. L'introduction dans les entreprises d'un outil de GMAO ne déroge pas à la règle.

Il faut préparer le personnel à ce changement graduel de mentalité dans ses activités, se fixer des objectifs à court terme et surtout les informer régulièrement sur les gains de productivité obtenus avec l'outil de GMAO. Il est fondamental que les personnes qui alimentent en données les progiciels de GMAO en perçoivent les retombées et constatent que les efforts qui leurs sont demandés sont stratégiques pour l'entreprise.

Ce n'est qu'à ce prix que les efforts entrepris auprès de toutes les catégories de personnels seront couronnés de succès. La meilleure preuve d'une GMAO bien implantée se constate quand l'informatique est défaillante et qu'il n'est plus possible d'avoir accès aux fonctionnements des équipements d'une installation industrielle. L'ensemble du personnel est alors privé de son outil de management de ses investissements et le fonctionnement risque de se voir paralyser pendant quelques heures.

Avec la généralisation des ERP, la GMAO se trouve quelquefois écartelée entre les approches financières qui donnent la valeur comptable du bien maintenu et les approches techniciennes qui donnent une valeur fonctionnelle des biens maintenus. Certains progiciels réalisent plus facilement la liaison entre ces deux mondes mais aujourd'hui, si l'on souhaite permettre aux ingénieurs et techniciens d'effectuer correctement leur travail sans une double saisie partielle, une interface automatique entre le progiciel et un tableur est nécessaire.

Un progiciel de GMAO sensé répondre aux besoins se doit d'être aussi indispensable que le téléphone ou que la caisse à outils du mainteneur.

 

II) Les tendances du marché

La GMAO s'implante de plus en plus en réseau Intranet et l'architecture et l'ergonomie des logiciels sont de plus en plus full web. Cela signifie que ces derniers s'installent sur deux serveurs, l'un dit d'Application (le logiciel proprement dit), l'autre dit de Base de données (les données entrées par les mainteneurs). Le déploiement de l'outil se fait en installant uniquement un navigateur Internet sur les postes de l'entreprise d'où l'on accède aux fonctions de la GMAO avec une ergonomie Internet du type HTML. L'intérêt de cette solution est de déployer facilement la GMAO et d'en diminuer sensiblement les coûts d'exploitation informatique pour l'entreprise.

Les technologies nomades sont de plus en plus proposées. Il s'agit de connecter la GMAO à des terminaux portables du type Palm Pilot. Notons l'apparition d'interfaces avec les tablettes numériques. Cette évolution va permettre une réactivité accrue, une souplesse d'utilisation pour les opérateurs et les hommes de maintenance, et une disparition des doubles saisies. Là encore, les décideurs devront revoir l'organisation, étudier les techniques de liaisons possibles, le choix des opérateurs, les types de terminaux possibles et... arbitrer.

L'apparition des technologies RFID ouvre de nouvelles perspectives de suivi d'équipements ou de stocks sans saisie supplémentaire.

Les GMAO les plus puissantes proposent un workflow permettant de gérer un flux de tâches à exécuter et de contrôler l'enchaînement des étapes de traitement d'un processus (autorisations, validations, refus, demandes d'informations...). Pour les organisations très formalisées, cette fonction permet à la maintenance de s'intégrer davantage dans la stratégie qualité de l'entreprise.

Les entreprises demandent de plus en plus d'intégration informatique. Les GMAO doivent s'interfacer, communiquer et s'intégrer avec les logiciels centralisés de l'entreprise (ERP), par exemple SAP. Lorsque l'entreprise met en place un ERP pour gérer l'ensemble de ses processus, une question critique pour l'efficacité ultérieure du service maintenance se pose : utiliser la GMAO proposée par l'éditeur de l'ERP ou utiliser une autre GMAO interfacée avec ce même ERP ? Cette décision doit être prise en concertation avec le service maintenance dont les propositions et demandes d'adaptation doivent être prises en considération faute de quoi la GMAO risque d'être mal renseignée, dévoyée, voire abandonnée. L'idéal étant d'afficher une ergonomie identique sur les parties GMAO et ERP.

Les tendances constatées l'année précédente se confirment et de plus en plus de logiciels proposent des interfaces avec SAP, des liaisons facilitées et synchronisées avec les PDA et les outils mobiles et la migration en full web progresse. L'intégration ou l'interfaçage avec la fonction Achat se développe aussi.

Les nouveautés portent sur la présence de modules TPM et la possibilité de faire faire par le logiciel des projections budgétaires. La géolocalisation apparaît ainsi que, la localisation et la navigation sur des plans. On notera également la possibilité de récupérer des données manuscrites et de paramétrer des envois de courriels ciblés en fonction des données entrées ou des indicateurs installés. Ces derniers sont maintenant disponibles en temps réel.

Les GMAO d'aujourd'hui peuvent aussi se connecter à des catalogues électroniques de pièces détachées tel qu'ec@t-npmi.net.

Les liens de la GMAO avec d'autres logiciels ou d'autres fonctions ne cessent de s'enrichir : gestion des énergies, statistiques avancées, calculs de fiabilité, préparations de certifications particulières pour l'aéronautique ou l'agro-alimentaire (IFS).

Certains équipements possèdent des parties de GMAO ou des informations nécessaires à la GMAO. Il va donc falloir se pencher sur la possibilité de récupérer ces données ou d'intégrer ces systèmes dans la GMAO globale.

L'arrivée d'une nouvelle norme sur les indicateurs liés aux processus de maintenance amènera une réflexion supplémentaire et quelques modifications sur nos GMAO.

Il faudra toujours chercher de nouveaux gisements de productivité dans l'utilisation des GMAO en optimisant l'ergonomie et en simplifiant l'emploi des logiciels.


III) Le marché international

Comme cela avait été noté dans les panoramas précédents, les compagnies internationales continuent à améliorer leurs offres en proposant des versions françaises et des fonctions nouvelles. La consultation sur Internet avec un moteur de recherche en anglais américain sur le mot CMMS (Computerized Maintenance Management System) offrira au lecteur curieux de s'informer une panoplie très étendue sur les logiciels et trouvera sur la même page les ouvrages de référence offerts avec des liens avec des sites de librairies virtuelles. On notera également un effort non négligeable d'assistance aux clients.

 

VI) Le marché français

On constate également un besoin dans l'industrie du renouvellement de logiciels de GMAO devenus obsolètes soit par leur contenu soit par l'évolution des outils informatiques (bases de données, systèmes d'exploitation, images de synthèse 3D, évolution full web, liaisons sans fil, terminaux portables intelligents...). Il est clair que les sociétés éditrices de progiciels de GMAO verront leur clientèle fidélisée si elles sont capables de proposer des produits innovants satisfaisant les clients existants et de leur fournir des services d'assistance, de type informatique mais aussi relatifs aux besoins de la production et de la maintenance. Nous constatons que les efforts des éditeurs vont dans cette direction.

En cette période de crise, la GMAO qui permet de bien connaître l'état de ses actifs et d'optimiser la fonction maintenance reste un levier fondamental pour la maîtrise des coûts. La grande variété des progiciels proposés dans ce guide et qui a été remis à jour partiellement en fonction des informations fournies par les éditeurs de progiciels prouve de façon indubitable que les progiciels de GMAO sont devenus des outils incontournables pour l'optimisation de la productivité des investissements des entreprises.

 

Francis Vasse
Directeur du master MMRI à l'Upec - Responsable Science & Maintenance pour l'Afim

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