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Analyse
d'huile
Le
Panorama des outils d'aide au diagnostic est intégralement disponible
chaque année au sein du Guide
national de la maintenance
D’une
manière générale, tous les mécanismes lubrifiés, à la condition que
le graissage ne se fasse à fond perdu, sont susceptibles d’être surveillés
dans leur fonctionnement par analyse de leur lubrifiant en service.
Les résultats permettent de déceler des anomalies caractéristiques telles
que :
la contamination par des particules
internes à l’équipement
l’évolution par comparaison des résultats
obtenus entre chaque analyse
le type d’usure
la pollution par des agents extérieurs
entraînant une détérioration du lubrifiant et/ou
une usure par abrasion (poussière atmosphérique)
2.1 Sélection
des équipements concernés par l’analyse d’huile
Les transports des personnes, des marchandises et ferroviaire
Les industries : moteurs, réducteurs, les compresseurs,
les systèmes hydrauliques...
Les matériels agricoles
La marine, l’aviation…
2.2.
Sélection des composants et des défaillances détectées
Sur moteur thermique : problèmes
d'étanchéité de la filtration d'air, infiltration de liquide de refroidissement...
Sur multiplicateurs, réducteurs et
engrenages : mauvais état d'un roulement ou d'un palier, transmission
défectueuse (engrenages endommagés)...
Sur les systèmes hydrauliques : pollution
interne telle que la cavitation, défaut d’étanchéité, défaut de filtration...
2.3.
Identification des symptômes de dégradation
et de contamination des lubrifiants annonçant l’altération
des caractéristiques physiques des huiles (performances en tant que
lubrifiant).
2.4. Choix
de la méthode de surveillance
2.4.1. Sur site industriel
Par prélèvement d’échantillons et examens visuels
(transparence, couleur, dépôts) des lubrifiants en service.
Par un suivi continu de l’évolution des paramètres
techniques (température, débit, pression de fonctionnement...), des
historiques des vidanges et appoints d’huile, des opérations en maintenance
corrective et des anomalies de fonctionnement pour chaque machine.
2.4.1. En laboratoire
Par analyses physico-chimiques évaluant la qualité lubrifiante de l’huile,
par la détermination de la teneur en produits d’usure, par examen microscopique
et comptage de particules en suspension dans l‘huile. L’interprétation
de certains résultats de mesure est souvent délicate notamment parce
que l’évolution, jugée anormale, d’un élément de l’analyse peut avoir
plusieurs causes, mais, grâce à une meilleure connaissance des phénomènes
d’usure et de dégradation des matériaux ainsi qu’au développement de
nouvelles technologies assistées par l’informatique, la maintenance
conditionnelle par l’analyse des huiles représentera un outil de progrès
pour les responsables de maintenance.
2.5. Sélection
des moyens de mesure qui permettent d’analyser l’échantillon prélevé
Moyens d’échantillonnage : le pistolet vampire (pompe),
la seringue, la vidange...
Instrumentation associée : le viscosimètre de type
Houillon, l’Aquatest, la chromatographie en phase gazeuse, la méthode
Karl Fisher, la mesure du point éclair en vase clos, l’analyseur photométrique
de la tache, le spectromètre à absorption infrarouge ou d’émission à
torche à plasma, le magnétiseur de particules, le compteur de particules...
2.6.
Sélection des moyens de traitement associés aux outils
d'acquisition
Plusieurs modes opératoire peuvent être appliqués
à un même échantillon, d'une part pour analyser
différents paramètres caractéristiques de l'huile,
d'autre part pour établir un diagnostic objectif de plusieurs
techniques concordant sur la même analyse. Aussi, cette sélection
dépend de la requête émise par le service qui fait
appel à l'analyse des huiles (politique de maintenance liée
à l'équipement concerné). Une forte expérience,
un travail de participation, sont des atouts qui permettent de définir
les actions à entreprendre. Des plans d'analyses sont préétablis
par les laboratoires (plan d'analyse moteur, engrenages sous carters,
etc.).
3.1.
Limites actuelles
Elles concernent tout d’abord l’investissement important que représente
le matériel nécessaire à la réalisation des analyses. En effet, les
prestataires qui s’intéressent à ces techniques et qui distribuent ces
outils sont encore aujourd’hui peu nombreux. Les laboratoires spécialisés,
de par leur expérience, contribuent alors à la bonne exploitation des
résultats obtenus.
3.2. Description des différents types d’analyse
3.2.1. Analyses physico-chimiques
La viscosité est essentielle
puisque la comparaison avec celle du lubrifiant usagé permet de vérifier
ses propriétés d’écoulement mais aussi son éventuelle dilution, par
du carburant par exemple. Selon la norme NF T 60-100, il faut mesurer
le temps d’écoulement d’une quantité de lubrifiant à travers un capillaire
pourvu de deux repères déterminant une constante à une température donnée.
L’indice de viscosité (VI)
caractérise le comportement de la viscosité en fonction de la température.
Pour analyser l’huile donnée, on choisi deux huiles de référence, une
huile 0 et une huile 100 ayant même viscosité à 100°C que l’huile à
caractériser puis on compare leur viscosité cinématique à 40°C.
La recherche et le dosage d’eau
par Aquatest ou par la méthode du réactif Karl Fischer selon la norme
ASTM D-1744-64 ou par chromatographie en phase gazeuse (CPG), permettent
de déterminer de la teneur en eau contenu dans un volume donné d’huile
en service.
La mesure du point éclair en vase
clos selon la norme NF T 60-118 à l’aide de l’appareil Pensky Martens,
permet d’estimer le niveau de dilution par le combustible d’un lubrifiant
usagé.
L'essai à la tâche :
analyse photométrique évaluant le pouvoir dispersant résiduel et la
concentration des résidus insolubles de la combustion d'une huile usagée.
Le démérite pondéré (DP) ainsi mesuré représente une combinaison
du manque de dispersion de l’huile et la pollution par des produits
insolubles.
L'indice d’Acide Total (TAN)
: est utilisé pour des lubrifiants dont le temps de service est élevé
et permet de vérifier le niveau d’acidité du lubrifiant, de déterminer
l’oxydation de l’huile, la présence de contaminants et la dépréciation
des additifs. Il est mesuré suivant les normes NF T 60-112 et ASTM D664.
Lorsque l’acidité devient trop importante et donc corrosive, l’indice
d’acidité total devient un déclencheur de vidange.
Indice de Base Total (TBN)
: permet de vérifier la réserve d’alcalinité de l’huile selon norme
ASTMD 2896. Ce contrôle permet d’apprécier la faculté du produit à rester
en service et de vérifier l’aptitude du lubrifiant à neutraliser l’acidité
contenue dans l’huile, devenant corrosive pour les éléments métalliques
de l’organe lubrifié.
3.2.2. Analyses
spectrométriques
Analyse spectrométrique à émission optique : permet
de déterminer de manière rapide les concentrations, exprimées en ppm
(particules par million) en masse, des différents éléments présents
dans les huiles sous forme d’additifs (calcium, magnésium...), de
particules d’usure métalliques (fer, nickel, chrome, étain, cuivre,
aluminium...), ou de contaminants solides divers (poussières atmosphériques,
silicone...).
Analyse spectrométrique à absorption : permet
de déterminer la structure chimique générale d’un corps ou d’un mélange
de corps ainsi que la concentration dans le mélange des composés à
l’aide d’un rayonnement infrarouge. La spectrométrie d’absorption
permet d’identifier la nature des hydrocarbures de l’huile de base,
la nature des additifs et de suivre leur état par une analyse différentielle
huile neuve / huile en service.
3.2.3. Pollution
gravimétrique
Cette méthode est principalement utilisée pour le contrôle des fluides
dont la contamination particulaire est élevée (fluides de lubrification
et hydraulique sans exigence particulière de propreté). Elle renseigne
sur le niveau de contamination globale d’un fluide, et fournit par
conséquent des informations sur la propreté du circuit
3.2.4.
Comptage de particules
Surveillance des dimensions et des quantités de particules contaminantes
solides dans les huiles hydrauliques. Le niveau de propreté ou de contamination
est établit selon le code ISO 4406. Si l'échantillon contient plus de
300 ppm d'eau (c’est-à-dire l’équivalent de 0,3 % d’eau présent dans
l’échantillon), ce test ne peut être effectué. Les méthodes employées
(en laboratoire) sont des comptages au microscope et automatique.
3.2.5.
Analyses ferrographiques
Analyse ferrographique quantitative
(ou à lecture directe) : permet de déterminer des quantités relatives
de petites et grosses particules ferreuses pour indiquer tout changement
dans le taux et la sévérité de l'usure dans les roulements à éléments
rotatifs et les réducteurs à engrenages.
Analyse ferrographique analytique
: procédure de diagnostic très avancé pour détecter les grosses
particules jusqu'à 100 µm. L'examen microscopique des particules
d'usure, des contaminants et des produits de dégradation par oxydation
en suspension dans un échantillon d'huile usée, informe sur l'évolution
du mode d'usure. Elle est utilisée pour effectuer une étude approfondie
des particules contaminantes lorsque la ferrographie à lecture directe
indique une usure importante ou anormale. Elle est également
utilisée pour les systèmes hydrauliques complexes.
Des
prix moyens observés sur le marché ont été
rassemblés pour orienter le choix des utilisateurs potentiels.
Ils sont donnés à titre indicatif et ne peuvent constituer
une référence commerciale que seuls les prestataires pourront
donner de façon fiable.
Paramètres de base (viscosité, %
d’eau, métaux, usure) : 30 €
Programme d’analyse complet pour
industriels : 45 à 75 €
Analyses
spécifiques en laboratoire : 75 à 150 €
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